18 ans après mon entrée à la maternelle…

JE SUIS BACHELIER!!!!

C’est tout ce que j’ai à dire pour le moment. Je pars déboucher le champagne!

Merci, système public

« Avez-vous une assurance? »

C’est la première chose qu’on m’a demandée quand je suis arrivé à la clinique médicale sans rendez-vous la plus près il y a un mois.

Ne vous inquiétez pas. Ce n’était rien de grave, mais je voulais tout de même voir un médecin. Un peu naïvement, j’avais appelé à la clinique sur l’heure du dîner afin de savoir s’il restait toujours de la place au « sans rendez-vous ». La réceptionniste ne semblait pas vraiment comprendre le sens de ma question.

« C’est sans rendez-vous monsieur. Vous venez tout simplement. »

À mon arrivée, je constate que la salle d’attente est vide. La préposée me fait signer des documents et nous remplissons des papiers d’assurances.

« Ça ne sera pas long. J’appelle votre compagnie d’assurance pour vérifier que tout est parfait et le docteur va vous recevoir. »

Le docteur en question est debout derrière la préposée. Il est en train d’envoyer un message texte sur son cellulaire. Oui, oui! Je n’attends pas le docteur, c’est le docteur qui m’attend.

Une demi-heure plus tard, j’étais de retour chez moi. Génial, n’est-ce pas?

En fait, peut-être pas…

Il y a toujours cette phrase qui me reste en tête. « Avez-vous une assurance? »

Elle me reste en tête parce que je sais très bien que si la réponse avait été non, il n’y aurait pas eu de médecin. Il n’y aurait pas eu de consultation éclair. Il n’y aurait pas eu de médicaments. J’aurais encore mal.

Il est là le problème du système de santé américain. Il peut produire le meilleur comme le pire. Le meilleur si vous êtes assurés et le pire si vous ne l’êtes pas.

Et ils sont nombreux à ne pas être assurés. Que font-ils lorsqu’ils ont mal? Ils restent chez eux.

Mon mal aurait très bien pu attendre ce jour-là. Je suis certain qu’il y avait quelque part non loin une personne qui avait plus besoin de voir un médecin, mais qui n’était pas assurée.

Honnêtement, j’aurais laissé cette personne passer avant moi sans hésiter.

Bien sûr, nous avons nos problèmes avec le système de santé québécois. Cependant, il faut lui reconnaître une chose : nous y sommes tous traités justement.

Merci, système public!

De retour!

Et oui, j’émerge de ma fin de session! En fait, je dois faire une petite confession… il n’y a pas que la fin de session!

J’ai passé les derniers jours sur le bord de l’océan, à San Diego. Avec Palm Springs, San Diego devient officiellement ma ville préférée de Californie. Son centre-ville me rappelait quelque peu celui de Montréal. L’ambiance ne manquait pas lors de notre passage.

Évidemment, on ne peut aller à San Diego sans passer par le zoo de San Diego, un de plus gros au monde. Mais, pour moi, le plus beau moment de la fin de semaine reste sans aucun doute les minutes passées sur le bord du Pacifique.

Rien de mieux que l’océan pour oublier tous les problèmes du monde. C’est là que je vous amène aujourd’hui.

Où est Mathieu Courchesne?

Mathieu, tu ne publies plus rien depuis une semaine!

Oui, je sais. Je suis présentement dans ce que j’appellerais un «rush» de fin de session. Mais j’ai tellement de choses à vous raconter. Je vous reviens sous peu…

En attendant, j’ai une suggestion de lecture pour ceux qui savent lire l’anglais. Sachez que, dans le cadre de mon cours de journalisme, j’écris régulièrement pour le journal étudiant ici. Voici donc mon plus récent texte concernant les protestations étudiantes ayant eu lieu sur le campus la semaine dernière. Les étudiants sont mécontents de l’augmentation des frais de scolarité. J’ai rencontré l’organisatrice de l’événement. Plus de détails ici.

La terre tremble

Le sol tremble en Californie ces jours-ci. Aujourd’hui, j’ai senti mon deuxième tremblement de terre en quelques jours.

Nous entendons souvent parler des tremblements de terre de la Californie, mais ils surprennent toujours aussi petits soient-ils. Aujourd’hui, c’était un 3,2 sur l’échelle de Richter. Nous avons à peine le temps de réaliser qu’il s’agit d’un tremblement de terre et c’est terminé.

Au cours des derniers jours, le sud de la Californie a senti plusieurs petites secousses. Rien de bien grave, mais assez pour rappeler à tous que le Big One peut toujours se produire. Le super tremblement de terre qui devrait atteindre plus de 7 sur l’échelle de Richter est attendu n’importe quand.

La mauvaise nouvelle : la région de San Bernardino, où nous sommes, se trouve en plein sur la faille de San Andreas.

La bonne nouvelle : nous partons dans 3 semaines. Mais comme tout le monde ici, nous espérons que le Big One ne se produira jamais, ne serait-ce que pour nos amis qui habitent la région. Malheureusement, il semble qu’un jour ce sera inévitable.

Cette récession-là

Hollywood, un vendredi soir. Les boutiques sont vides. Quelques touristes sont regroupés près du Kodak Theatre, le point d’attraction le plus important du secteur. Ailleurs, c’est pratiquement mort. C’est ça, la crise économique.

Amy est vendeuse chez Blackjack, une boutique de vêtements huppée d’Hollywood. Pendant que les filles essaient des vêtements, Amy me fait la conversation.

« Si vous étiez venus ici il y a un an ou deux, vous nous auriez vues courir partout, dit-elle. Nous avions tellement de clients. Mais depuis quelques mois, c’est mort. Les gens n’ont plus les moyens de faire les boutiques. »

Une autre boutique, une même histoire. C’est vide partout. Hollywood Boulevard souffre.

Quelques jours plus tard, je flâne à la boutique Apple.

-       « Je peux vous aider, demande le vendeur? »
-       « Non merci. Je ne fais que regarder. »
-       « Oui, je comprends. De toute façon, qui peut se payer du matériel électronique dans cette économie? »

Quoi? Un vendeur qui abdique! Un vendeur qui admet que je n’ai peut-être pas les moyens de me payer sa marchandise!

Au Québec, nous avons entendu le mot « récession » à quelques reprises. Certains connaissent des gens qui ont perdu leur emploi. C’est à peu près tout.

Ici, au contraire, la récession se vit partout, même chez les étudiants de Cal State University. Plusieurs n’ont pas pu se trouver d’emploi d’été. Beaucoup se dépêchent à finir leurs études, car ils n’ont presque plus d’argent dans leurs poches.

Quand même les étudiants sentent que la crise les affecte, c’est qu’elle est bien réelle. Ici, la récession, ce n’est pas juste un mot. C’est la réalité quotidienne.

Une ville au milieu du désert

La ville de Palm Springs est un des secrets les moins bien gardés de la Californie. La plupart des vedettes d’Hollywood y ont une « petite » maison de campagne d’ailleurs. C’est un peu le Mont-Tremblant de l’État. Nous y sommes allés samedi dernier, et je suis tombé amoureux du paysage désertique.

Palm Springs est une ville de 42 000 habitants qui ont à peu près tous un point en commun : ils sont riches. C’est presque un préalable pour habiter là. Ils sont aussi vieux pour la plupart, ce qui en fait une belle petite ville tranquille. Fait intéressant : 30 % de la population de Palm Springs est homosexuelle.

La ville se trouve en plein milieu du désert, ce qui explique son climat désertique. L’été, la température peut facilement atteindre 41 degrés Celcius. L’hiver, la moyenne est autour de 25 degrés. Il y pleut environ 10 jours par année seulement.

Il n’y a pas grand-chose à faire à Palm Springs. Par contre, il y a beaucoup de paysages à admirer.

À l’entrée de la ville, on tombe face à face avec un des plus gros parcs d’éoliennes de la Californie. Plus de 4000 éoliennes qui peuvent alimenter la ville au complet en énergie.

Puis, il y a le mont San Jacinto, un incontournable de la région. Nous sommes montés au sommet, à 8500 pieds d’altitude, grâce au téléphérique (une expérience assez incroyable). En haut, la température peut être jusqu’à 30 degrés inférieure.

Et il y a bien sûr le centre-ville de Palm Springs avec ces nombreux palmiers parfaitement taillés. Comme je dis toujours : assez parlé… voici les photos. Cliquez pour les voir en taille réelle.

Matin frisquet

Pour ceux qui m’en veulent encore d’être au soleil, sachez que, tôt ce dimanche matin, il faisait plus chaud à Montréal qu’à San Bernardino. Les jours sont encore chauds, mais les nuits commencent à être froides.

Et vlan!

Quand on se compare…

Je m’étais promis que je ne parlerais pas de la grippe A sur ce blogue. Après tout, on entend déjà abondamment parler du sujet dans les médias au Québec. (Et oui, je suis peut-être loin, mais l’Internet me relève absolument tout quand même!)

J’ai cependant décidé de faire une petite parenthèse afin de remettre les choses en perspectives un peu. Je lis beaucoup de commentaires sur Facebook et ailleurs sur la vaccination qui se passe mal au Québec et sur les Américains qui, eux, ont commencé plus tôt, etc. À croire certains commentaires, aux États-Unis, tout est sous contrôle. Faux!

En Californie, on parle peu de grippe A pour l’instant. On dirait que la deuxième vague n’est pas encore commencée, ou sinon on tient ça mort. Par contre, on entend beaucoup parler du vaccin… et on l’attend surtout. Les gens ici ne sont pas différents de ceux au Québec; ils ont très peur de la grippe et souhaitent ce faire vacciner. Mais il y a déjà une pénurie. Les rares centres de vaccination qui ont pu ouvrir leurs portes dans la région de Los Angeles au cours des dernières semaines ont été débordés et sont maintenant à sec.

Le centre de santé du campus attend lui aussi ses doses du vaccin. On nous annonçait récemment que tous les étudiants de Cal State San Bernardino pourraient se faire vacciner gratuitement au Centre de santé dès le début novembre. Cette échéance est maintenant remise à la mi-novembre/fin novembre, dès que le vaccin sera disponible.

Bref, nous ne sommes pas mieux ici qu’au Québec. Nous attendons le vaccin. Et, en attendant, on fait comme vous tous. On vit normalement, on prend toutes les précautions nécessaires et on touche du bois (en se lavant les mains après au cas où la surface de bois touchée aurait été porteuse du virus).

Fin de la parenthèse.

Périple à « Sin City »

J’ai passé la fin de semaine dernière à Las Vegas, au Nevada. BEAUCOUP TROP de choses à dire sur le sujet; je vais donc me contenter de l’essentiel pour le moment. Chose certaine : Las Vegas porte merveilleusement bien son surnom de « ville du pêché ».

Nous avons passé seulement 2 jours à Las Vegas; ce n’est pas beaucoup évidemment. C’est pourquoi nous sommes restés sur Las Vegas Boulevard (communément appelé la Strip). J’aurais bien aimé voir le reste de la ville. J’ai entendu dire que c’était une ville extrêmement pauvre en réalité. Mais sur la Strip, rien n’y parait. Grands hôtels luxueux, salles de spectacles et, bien sûr, casinos.

Le Nevada a des lois peu strictes en ce qui concerne les jeux de hasard. C’est pourquoi les casinos sont facilement accessibles; ils sont même pratiquement à ciel ouvert. Rassurez-vous, je ne suis pas à risque pour le jeu compulsif. En fait, j’ai à peine joué… mais j’ai quand même gagné 50 cents!

Mais Las Vegas, ce n’est pas la ville du vice seulement en raison des casinos. C’est aussi à cause de l’alcool (les gens boivent dans les rues jour et nuit) et à cause de la prostitution (j’ai vu beaucoup trop d’annonces de prostituées en trop peu de temps)…

Mon verdict : ça valait la peine d’y aller pour voir de quoi ça avait l’air. Mais 2 jours, c’était assez. Les grosses bâtisses luxueuses et le beaucoup-trop-d’argent-gaspillé-un-peu-partout, c’est plus ou moins mon truc. Ceux qui me connaissent savent que je suis beaucoup plus un admirateur de la nature. C’est pourquoi j’ai particulièrement aimé la balade dans le désert qui nous a amenée jusqu’à Vegas.

Assez écrit. Les photos maintenant!